Creully sur Seulles - Juin 1944 - La vie continue pour les creullois et Creulloises...

 

Ces photos ont été prises par des militaires ou reporters qui ont débarqué en juin 1944 sur nos plages normandes.

Creully sur Seulles - Juin 1944, les libérateurs détruisent le barrage construit par les Allemands

 Pendant la dernière guerre de 39-45, les allemands avaient construit un barrage en
béton au niveau du pont de la Seulles entre Creully et Creullet pour inonder la vallée.

Lors de la libération, en juin 1944, les militaires britanniques de la 50e division (Northumbrian) de la Field Company Royal Engineers détruisirent cet ouvrage.

Un film archivé à l'Impérial War Museums (IWM) retrace ce fait.

Nous y voyons  un soldat anglais utilisait une perceuse pneumatique pour casser le barrage.

A proximité, une équipe d'ingénieurs termine la démolition du mur de béton construit et utilise les gravats pour réparer un tronçon de la route adjacente. La caméra enregistre le débit d'eau à travers la brèche faite dans le barrage et les flaques d'eau stagnante situées dans le cours inférieur de la rivière Seulles. En amont, les eaux de crue retombent sur des pommiers à moitié submergés; à l'arrière-plan, on voit le village de Creully.
Vous pouvez visionner ce film copiant ce lien  :  https://film.iwmcollections.org.uk/record/466
Ci-dessous, photos extraites du film:


Le film (un clic ci-dessous) :

Creully sur Seulles - Cecil Newton, un de nos libérateurs de juin 44.

 Né le 26 décembre 1923 au pays de Galles, Cecil Newton s'engage dans l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Il sert au sein du régiment blindé britannique 4th/7th Royal Dragoon Guards. Son rôle est celui de gunner-loader (chargeur et aide-tireur) dans un char amphibie Sherman DD (Duplex Drive).

Le 3 juin 1944, Cecil Newton était l'un des nombreux jeunes hommes embarqués à bord d'un navire à Lepe Beach, dans le Hampshire.
Beaucoup ne devaient pas revenir. 
 Cecil Newton raconte:
"Ils ont mis en place un chapiteau avec des cartes et des instructions écrites sur ce qui allait se passer le jour J - mais ils n’ont pas donné le lieu exact, bien sûr.
Des rangées de tentes et de chars ont été livrées là-bas, au bas de la colline. Mon temps se passait à déballer les tentes et à préparer les chars pour l'action.
Le 3 juin, par une journée très ensoleillée, le sergent-major de l'escadron a marché sur les chars de débarquement avec son bloc-notes sous le bras.
Le soir venu, le temps était devenu affreux et nous étions retardés d'un jour. Nous avons traversé des conditions météorologiques extrêmement difficiles et sommes tombés très malades sur les plages du débarquement. "

Cecil et le 4 / 7ème Royal Dragoon Guards furent les premiers chars à débarquer sur Gold Beach à 7h20 le 6 juin 1944.


Les 4e/7e Royal Dragoon Guards au camp Heveningham, Suffolk en 1943. ( Photo : newburytoday)

La ville de Creully-sur-Seulles occupe une place particulière dans l'histoire du régiment. Le 6 juin 1944, les hommes du 4th/7th Royal Dragoon Guards avancent depuis Gold Beach et contribuent à la libération de la commune dès le Jour J.

À partir des années 1990, Cecil Newton revient régulièrement en Normandie. Il participe aux cérémonies commémoratives, rencontre les habitants et intervient souvent auprès des scolaires pour transmettre son témoignage. Peu à peu, une véritable amitié se noue entre lui et la commune.

Cette relation exceptionnelle conduit la commune à lui accorder plusieurs distinctions :

Citoyen d'honneur de Creully-sur-Seulles: 

L'école primaire de la commune est rebaptisée École Cecil Newton le 7 juin 2019.

Il reçoit la Légion d'honneur française pour son rôle dans la Libération.

 Après son décès le 1er mai 2025, la commune lui rend plusieurs hommages.

Une exposition intitulée « Cecil Newton, passeur de mémoire » est organisée au château de Creully  jusqu'au 25 septembre ua château de Creully.

Cecil Newton 

Sept soldats britanniques sont morts à Creully (Creully sur Seulles) en juillet 1944.

Dans son ouvrage "Ce jour qui fut si long", René Lemars se souvient d'un avion venu s'écraser entre Creully et Tierceville.

"Le 7 juillet - Ce jour-là, un intense bombardement s’abat sur Caen. 282 bombardiers Lancaster et 160 bombardiers Halifax lancent 6000 tonnes de bombes. Ils sont accompagnés par de nombreux bimoteurs Mosquito chargés de bombes incendiaires, tout cet ensemble encadré et protégé par 214 chasseurs anglais Spitfire. Tous ces avions passent dans notre ciel, un quadrimoteur B 24 Liberator, l’empennage probablement endommagé, perd le contrôle et dans un vrombissement de moteurs vire sur l’aile et pique vers la place du marché. A environ 300 mètres du sol, il rétablit l’équilibre et va s’écraser dans un pré à mi-chemin de la route de Tierceville."
Je suis parti à la recherche de cette forteresse volante et de ses occupants. Voici le résultat de celle-ci.
C'était un Avro Lancaster, Bombardier, quadrimoteur et double dérive de Grande Bretagne. (166 Squadron RAF was   Royal Air Force)  Il avait décollé à 19h10 de Kirmington.
Voici les noms des occupants qui ont péri dans ce crash.



Creully sur Seulles - La graineterie de Madame Bellissent à Creully.

 

Avant de tenir une graineterie, madame veuve Belissent tenait une quincaillerie. Son mari était menuisier.

Merci à Christine Marin

Je vous invite à une balade sur les remparts de la forteresse médiévale de Creully.(Creully sur Seulles)

 

Par un petit escalier, montons sur les remparts.
Le château de Creullet.


Creully sur Seulles - Les cadavres salés de l'église de Creully.

 L’usage d’embaumer les cadavres se retrouve chez presque tous les anciens peuples ; il acquit le plus haut degré de perfection chez les Egyptiens.

Il existait deux méthodes différentes : la méthode somptueuse, très compliquée et la méthode économique, qui consistait à saler le corps. Cette dernière fut appliquée au Moyen-âge et presque jusqu’aux temps modernes.
Le corps de nos rois fut primitivement porté à saint Denis par les princes, ensuite il fut confié aux «hanouards», ou porteurs de sel. Ils portaient le corps jusqu’à la première croix de saint Denis et le remettaient aux religieux. En 1422 ces derniers, trouvant le fardeau trop pesant, traitèrent avec les «hanouards» pour le porter jusqu’au lieu de la sépulture.

Dans l’église de Creully existe un caveau sépulcral, dû à la libéralité d’Antoine III de Sillans, seigneur du lieu, pour servir de sépulture à sa famille. Il renfermait entre autres le corps du fondateur, mort en 1641 et celui de son grand-père, décédé en 1568, après avoir «épousé deux femmes, servi quatre rois et procréé 15 enfants».

C'est sous le chœur de l'église que se trouve le caveau plus précisément sous l’autel.

Des restes de l'ancien autel sont stockés dans le caveau.

En 1789, les révolutionnaires violèrent la sépulture des Sillans, pour s’emparer des cercueils en plomb. Lorsqu’ils les ouvrirent ils trouvèrent les cadavres nageant dans la saumure préparée pour en assurer la conservation. Les anciens racontent que les énergumènes se vantaient d’y avoir goûté.
Le caveau est orné des armes des Sillans.


Texte découvert aux archives du calvados.
La Croix du Calvados
Samedi 16 septembre 1933