Creully sur Seulles
Creully sur Seulles et ses environs, des villages aux multiples histoires
Nous, écoliers de l'école de Creully, méritions bien nos prix !
Saint Gabriel ..... "des Mares" à "la Martinique" un mystère (deuxième partie) - Les plans et cartes
Après vous avoir présenté le château de la Martinique, je vous invite à découvrir les terres qui portaient autrefois les noms de « Les Mares » et « Petites Mares », avant d’apparaître sous la dénomination « La Martinique » sur le plan cadastral de 1811.
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| Carte d'état-major (1820-1866) |
Saint Gabriel ..... "des Mares" à "la Martinique" un mystère (première partie) - Le château
Niché au cœur de la Normandie, le paisible bourg de Saint-Gabriel doit sa renommée à son prieuré, fondé au XIe siècle par le seigneur de Creully au profit de l’abbaye de Fécamp, ainsi qu’à son église paroissiale, placée sous la protection de saint Thomas Becket, son patron spirituel.
L’histoire de Saint-Gabriel s’est écrit au fil des siècles : en 1827, la commune s’unit à Fresnay-le-Crotteur, avant d’accueillir, en 1965, celle de Brécy, scellant ainsi leur destin commun.
Empruntant l’ancienne voie de Varembert — aujourd’hui baptisée rue du Moulin —, le promeneur découvre un autre joyau de Saint-Gabriel : le château de la Martinique. Cette élégante demeure, inspirée par le style de Viollet-le-Duc et remaniée en 1866, se dresse toujours dans l’intimité d’un domaine privé, témoin silencieux d’un passé prestigieux.
Pourquoi "La Martinique" ?
Depuis de longues années, j’ai arpenté les couloirs silencieux des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine, fouillé les trésors oubliés des archives départementales du Calvados et de la Manche, et exploré les registres jaunis des archives diocésaines. Sans oublier, bien sûr, les précieux témoignages des habitants, gardiens vivants de cette mémoire locale.
Cette quête patiente m’a permis de rassembler des documents, certains rédigés dans le vieux français des siècles passés, qui m’ont peu à peu révélé une vérité aussi fascinante qu’inattendue. En examinant méthodiquement chaque hypothèse pour mieux les écarter, j’ai reconstitué le fil d’une histoire oubliée.
Je vous invite à me suivre à travers une série d’articles, où nous remonterons ensemble le temps pour percer un mystère toponymique : comment le château, la ferme qui lui fait face et les terres environnantes ont-ils troqué leur ancienne appellation, « des Mares », pour celle, plus exotique, de « la Martinique » ?
Le château de la Martinique à Saint Gabriel en photos
Le domaine de la ferme de la
Martinique arrive dans la famille Delacour en 1824 lorsque Angélique le Maître
épouse Alexandre Delacour. Leur fils Albert modifie le château, le sépare de la
ferme et dessine le parc.
Creully sur Seulles - 1934 - Coopérative agricole de Creully - Création d'un syndicat agricole local.
En 1934 des agriculteurs du canton de Creully décident de fonder une section locale des syndicats agricoles du Calvados, avec pour ambition d’aider les agriculteurs à innover et améliorer la commercialisation de leurs productions.
Creully sur Seulles - Je me souviens de notre aire de jeux... les carrières.
Un plan de la localité de Villiers le Sec (Creully sur Seulles) de 1805
Les premiers plans cadastraux de Villiers le Sec remontent aux années 1808-1809.
Pour certaines communes, on trouve, avant les plans parcellaires, des plans qualifiés
de géométriques.
J'ai retrouvé aux archives départementales un plan géométrique daté du 9 Messidor An 13 (28 juillet 1805) de la commune de Villiers le Sec.
Le propriétaire du château de Creullet (Creully sur Seulles) aux petits soins de l'épouse de Guillaume-le-Conquérant.
fut démoli en 1562, pendant les troubles de religion, et ses ossements recueillis par l’abbesse, Aune de Montmorency, furent replacés dans le cercueil de pierre où son corps avait été déposé à sa mort. Ils restèrent ainsi jusqu’en 1708, où l’abbesse Gabrielle-Francoise Fronlay deTessé fit ériger un second mausolée sur lequel fût replacée la tombe primitive de la princesse ; mais les vandales de 1793 l’abattirent, à cause des armes de Normandie gravées dessus, sans cependant découvrir le cercueil de pierre qui contenait les restes de la Reine.
Creully (Creully sur Seulles) - 1929 - Fête d'Accordailles.
Les accordailles de Creully, ou l’art délicat de sceller deux destins
Le mariage, bien plus qu’une simple union entre deux êtres, est la rencontre de deux lignées, l’alliance de deux histoires. À Creully, en Normandie, cette promesse ne s’échange pas à la légère : elle se murmure, se devine, se danse presque à travers des gestes anciens, chargés de symboles et de respect.
Ici, la demande ne se formule pas en mots, mais en actes. Le père du futur époux, ou parfois le jeune homme lui-même, se rend chez la famille de la promise, non pour parler d’amour, mais pour parler autour de l’amour. Un regard échangé, une bûche posée sur le feu qui crépite, un tison ranimé d’un geste lent et délibéré… Autant de signes discrets, mais éloquents, qui disent l’intérêt et ouvrent la porte à l’espoir. À l’inverse, un foyer recouvert de cendres ou un ustensile retourné sur la table suffisent à clore la discussion sans blesser l’honneur de personne. Ces rituels, aussi subtils que les brumes normandes, permettent à chacun de sauver les apparences, de détourner la conversation vers des sujets plus neutres si le cœur n’y est pas.
Et si, enfin, les étoiles s’alignent, si les regards se croisent et que les volontés se rejoignent, alors commence le temps des promesses. Les futurs époux échangent des présents — un anneau, un ruban, un objet précieux — comme autant de gages d’un avenir partagé. Les accordailles sont scellées, et les jeunes gens peuvent désormais se fréquenter, sous le regard bienveillant des leurs, jusqu’au jour où leurs vies ne feront plus qu’une.
Janvier 1858 - Attentat contre Napoléon III... le Conseil municipal de Creully s'émeut...
Bazenville - Tapi entre les draps d’une très honnête demoiselle ...
L’an 1798, sous le ciel tourmenté d’une France encore tremblante des soubresauts révolutionnaires, les jurys d'arrondissement s’érigeaient en piliers d’un système judiciaire aussi audacieux que contesté, héritage vivace des idéaux de 1789. Au cœur de cette machinerie judiciaire, deux assemblées de citoyens, tirées du sein même du peuple, incarnaient l’espoir d’une justice plus équitable, plus humaine : le jury d’accusation et le jury de jugement. Le premier, tel un tribunal des consciences, avait pour mission solennelle de décider si les ombres de la suspicion qui pesaient sur un accusé méritaient d’être dissipées sous la lumière implacable d’un procès public. Le second, composé d’hommes libres et égaux, réunis par le sort et la gravité de leur devoir, devait trancher, au terme d’un débat contradictoire, le sort de ceux que la société accusait d’avoir failli à ses lois.
Mais l’Histoire, capricieuse et parfois cruelle, aime à
mêler le drame à la chronique judiciaire. Ainsi en fut-il, en cette année 1798,
dans l’arrondissement de Bayeux, où les échos des troubles passés résonnaient
encore comme un glas funèbre. Les jurés, gardiens vigilants de l’ordre
républicain, avaient lancé un mandat d’arrêt contre un certain Louis Mallet,
originaire de la paisible commune de Bazenville — ce modeste village qui, plus
tard, verrait son destin lié à celui du canton de Ryes. L’homme était accusé
d’avoir trempé dans les sombres affaires qui avaient ensanglanté la région,
laissant derrière elles des traces indélébiles de peur et de désolation.
Pourtant, Mallet, tel un spectre insaisissable, avait jusqu’alors déjoué les filets tendus par la justice. Les gendarmes, les espions, les dénonciateurs : tous s’étaient heurtés à son art consommé de l’évasion. Mais le destin, ce grand ordonnateur des vies humaines, en décida autrement. Ce fut dans la douce et insoupçonnable commune de Vaux, nichée au creux du canton de Martragny, que la main de la loi finit par se refermer sur lui. Les circonstances de son arrestation, aussi rocambolesques qu’inattendues, ne manquèrent pas de nourrir les commérages et les rumeurs. On chuchota, dans les veillées et sur les places des marchés, que le fugitif avait été découvert « tapi entre les draps d’une très honnête demoiselle », dont le cœur ou la naïveté — qui pourrait le dire ? — lui avait offert un refuge aussi discret qu’inattendu. « La plus sûre des cachettes, murmuraient les uns, et sans doute la plus douce », ajoutaient les autres avec un sourire en coin.
L’ironie du sort voulut que ces deux âmes, désormais liées
par les chaînes de la complicité ou de l’affection, fussent menées ensemble
vers les sombres geôles de Bayeux. «
Pour ne point briser un lien si étroit », avait-on plaidé, non sans
une pointe de cynisme. Et c’est ainsi, sous les regards médusés des badauds et
les commentaires acerbes des bien-pensants, que le couple improbable franchit
les portes de la prison, unis dans l’adversité comme ils l’avaient été,
quelques heures plus tôt, dans l’intimité d’une chambre close.
1683 - Le médecin de Creully et l'enfant à 2 têtes de Lantheuil.
En 1683, un médecin de Creully fut appelé à Lantheuil, localité proche, pour constater une naissance suivie d'un décès d'une petite fille.
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| Une rue de Lantheuil |
Le lendemain, un médecin de Creully s’est rendu sur les lieux, accompagné de plusieurs personnes, pour observer cet enfant aux caractéristiques uniques. Elle présentait deux têtes, chacune de la taille d'un nourrisson à terme, parfaitement égales en taille et en traits. Chacune avait deux oreilles, deux yeux, un nez, une bouche et une langue, se trouvant côte à côte, réunies au sommet des épaules. Les vertèbres semblaient s’unir entre ces épaules, et les cartilages du larynx partant de chaque bouche se rejoignaient au centre d'un abdomen large, semblable à celui d'un enfant de deux ans, avec une structure thoracique remarquablement détendue, bien qu'il n'y ait que deux clavicules.
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| Acte de naissance |
Voici le texte retrouvé aux Archives Départementales du Calvados :


























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