Creully sur Seulles
Creully sur Seulles et ses environs, des villages aux multiples histoires
Creully sur Seulles - Les cadavres salés de l'église de Creully.
L’usage d’embaumer les cadavres se retrouve chez presque tous les anciens peuples ; il acquit le plus haut degré de perfection chez les Egyptiens.
Le corps de nos rois fut primitivement porté à saint Denis par les princes, ensuite il fut confié aux «hanouards», ou porteurs de sel. Ils portaient le corps jusqu’à la première croix de saint Denis et le remettaient aux religieux. En 1422 ces derniers, trouvant le fardeau trop pesant, traitèrent avec les «hanouards» pour le porter jusqu’au lieu de la sépulture.
C'est sous le chœur de l'église que se trouve
le caveau plus précisément sous l’autel. |
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| Des restes de l'ancien autel sont stockés dans le caveau. |
En 1789, les révolutionnaires violèrent la sépulture des Sillans, pour s’emparer des cercueils en plomb. Lorsqu’ils les ouvrirent ils trouvèrent les cadavres nageant dans la saumure préparée pour en assurer la conservation. Les anciens racontent que les énergumènes se vantaient d’y avoir goûté.
Samedi 16 septembre 1933
Creully - La reconnaissance aux Sœurs Oblates.
Dimanche 15 octobre 1957 à Creully
Arrivées à Creully en 1937, les Sœurs Oblates de Sainte-Thérèse n’avaient
cessé, depuis vingt années, de se dévouer avec une inlassable générosité auprès
des malades et des enfants du chef-lieu de canton comme des communes voisines.
Toujours présentes, discrètes et attentives, elles avaient gagné, au fil des
jours, l’affection profonde de toute une population.
Aussi, pour
marquer le vingtième anniversaire de leur arrivée, habitants et élus
tinrent-ils à leur témoigner leur reconnaissance en leur offrant une automobile
destinée à faciliter leurs nombreux déplacements au service des autres.
La remise du
véhicule — une 2 CV Citroën — donna lieu à une émouvante cérémonie empreinte de
simplicité et de chaleur humaine. Autour de Mgr Chatillon, vicaire général, et
de M. Paillaud, conseiller général et maire de Creully, avaient pris place la
plupart des maires des communes où s’exerçait l’action bienfaisante des
religieuses : M. Bove, de Tierceville ; Mme Roussel, de Saint-Gabriel ; MM.
Champonnois, de Villiers-le-Sec ; Bailleul, de Rucqueville ; Picard, d’Amblie.
Les maires de Brécy et du Manoir, retenus, n’avaient pu assister à la cérémonie
du matin.
De nombreuses personnalités avaient également tenu à s’associer à cet hommage : MM. Delacour, conseiller honoraire à la Cour des comptes ; Me Fortier, notaire et représentant des anciens combattants ; Lefrançois, représentant des A.C. ; Hamon, le chef Mézerette et le gendarme Pagnon, de la brigade de Creully ; ainsi que le lieutenant Chateigner et l’adjudant Marie, des sapeurs-pompiers.
La grand-messe
solennelle fut célébrée par M. l’abbé Delhon, curé de Coulombs. Les chants
liturgiques, admirablement interprétés par la chorale Pilon-Dutey de
Pont-l’Évêque, apportaient à cette belle journée une ferveur et un éclat tout
particuliers. La quête était assurée par Mmes Paillaud et Delacour.
À l’issue de
l’office, au cours duquel M. le chanoine Tribouillard, curé-doyen de Creully,
puis Mgr Chatillon, évoquèrent avec émotion le travail humble et souriant
accompli par les religieuses, M. Paillaud remit solennellement les clés de la
voiture aux Sœurs, entourées de la supérieure de leur congrégation. La petite
Michèle Lefèvre adressa alors aux religieuses un délicat compliment qui toucha
profondément l’assistance.
La journée
s’acheva dans une atmosphère de cordialité et de gratitude lors d’un repas
donné en l’honneur de ces femmes dévouées à l’hôtel Saint-Martin.
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Les Sœurs, en 1946 initiaient les jeunes filles de Creully à la couture. |
Nous allions au patronage avec les sœurs oblates, rue d'Arromanches. Des enfants de Tierceville et de Saint-Gabriel-Brécy nous rejoignaient.
Rappelez-vous copains, copines, des jeudis après-midi. Les boulangers offraient le pain et les sœurs ou nos parents faisaient les confitures.
La rue qui mène à la Seulles et à son bief à Creully (Creully sur Seulles)
La rue du maréchal Montgomery de Creully, a porté d'autres noms au fil des années comme nous le voyons sur le document cadastral ci-contre (flèche rouge).
Saint Gabriel ..... "des Mares" à "la Martinique" (sixième partie) - L'énigme résolue
Après avoir étudié les textes me permettant d'établir la liste des propriétaires ou exploitants des terres "des Mares" et "des Petites Mares", j'ai retracé la généalogie des familles "Desjardins", "Delacour" et "de Brunville".
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| Cliquez sur l'image pour l'agrandir |
Dans un cartulaire des fiefs et seigneuries de Saint Gabriel, de Fresné le Crotteur, de la Carbonnière et du Bourguais, nous trouvons ceux appartenant aux "de Brunville de Poussy". Les "de Brunville" avaient également d'autres terres à Saint Gabriel dont celles se trouvant entre le prieuré à la rivière "la Seulles".
Sur le document concernant la famille "de Brunville", intéressons-nous à André-Léon (en haut de la liste).
André Léon est né à Poussy la Campagne le 12 avril 1739.![]() |
| Son acte de Naissance |
- sieur de la Bouillonnière;
Le fief de Carbonnière s'étendait à Creully, Saint-Gabriel et Fresné-le-Crotteur
Titres qu'il obtint du mariage d'un de ses aïeux avec Jeanne Bonnel au XVIIe siècle.
Nous trouvons dans la faille de Jeanne Bonnel:
Louis Bonnel, sieur de la Carbonnière, anobli (1618-1662).
Pierre Bonnel, sieur de la Carbonnière, son frère (1624-1647).
Pierre Bonnel, capitaine au régiment du duc d'Orléans (fin XVIIe s.).
François Bonnel, sieur de Brécy - Commission de capitaine au régiment de Puyguion Cavalerie (1693-1694) ;
Etienne Bonnel, sieur de Cantebrun : succession (1723) ; succession de Michel Néel, sieur de la Bouillonnière, réformé absent du royaume (1690).
Marie Bonnel, épouse de Simon, Pierre Le Vaillant, sieur de la Ferrière.
- de Saint Gabriel;
- de Fresnay le Crotteur; localité qui fut rattaché à Saint Gabriel en 1827.
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| Les "de Brunville" achètent une terre à Creullet (Creully) |
André Léon de Brunville fut grenadier royal de la Martinique.
Les grenadiers royaux de la Martinique au XVIIIe siècle étaient des soldats d’élite, envoyés pour défendre la colonie contre les menaces extérieures et maintenir l’autorité française dans les Antilles. Leur histoire illustre l’importance stratégique de la Martinique pour la France à cette époque.
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| Dessin de D.Davin |
Les grenadiers royaux étaient organisés en compagnies ou en régiments, comme le régiment des grenadiers royaux de la Martinique, mentionné dans les archives militaires. On trouve trace de leur présence entre 1760 et 1762, avec des officiers comme le chevalier de Brunville, capitaine des grenadiers royaux de la Martinique. Ces troupes étaient souvent complétées par des milices locales et des compagnies de chasseurs ou de canonniers-bombardiers.
À son retour sur ses terres de Saint-Gabriel, en hommage à son périple aux Antilles françaises, il leur attribua le nom de « la Martinique », remplaçant ainsi l’appellation « les Mares ».
Je reviendrai sur ce André Léon de Brunville, sur sa vie mais aussi sur ses péripéties en Martinique et son retour en France.
Tel est le fruit de mes recherches dans les archives écrites des siècles passés.










































